« On dit les internets » Chronique du 10 juin 2015

On 11 juin 2015 by NkL4

ODLI

En 8 mois de radio (ouais, je suis animateur radio bénévole sur Radio Activ’) je n’avais jamais écrit de chronique.

Ce mercredi 10 juin a été l’occasion de tester l’exercice, un peu poussé par mon ami et co-animateur de l’émission, Arhzel. Du coup, je te la publie ici.

Nous avons parlé du Jardin Entropique qui se déroulera à Rennes, du 26 au 28 juin. Et comme on fait les choses bien dans #ODLI (‘fin on essaie) on a pris un thème que nous avons traité.

Comment les citoyens peuvent se ré-approprier leur environnement grâce au numérique ?

Pour moi la question ne se pose même pas car le numérique fait partie de mon environnement. Néanmoins, je vais traiter le sujet sous l’angle de l’accessibilité.

Combien d’entre nous se sont posés les questions à Saint-Brieuc :
– dans combien de temps mon bus sera à la station X ?
– puis-je accéder à tel resto ou tel bar avec une personne en fauteuil ?

Ces deux questions, nous pouvons nous les poser tous les jours, mais comment trouver les réponses ?
Attendre encore et encore que nos collectivités y répondent ? Mais pourquoi être attentiste à ce point, aujourd’hui, alors que chaque citoyen peut participer / collaborer à un projet d’applications web ou mobile pour son territoire ! (je reviendrai plus tard sur les histoires de compétences)

Un exemple, très concret : Open street map. Le Google maps libre et participatif. Tu parles de quoi Ludo ? OSM est un système cartographique international, où l’on retrouve le nom des rues, des bâtiments, le recensement des défibrillateurs cardiaques (DAE), les arrêts de bus, les hauteurs de trottoirs aux arrêts de bus etc. Tout ceci grâce à l’intelligence collective, à la participation de citoyens qui contribuent à OSM en recensant et en améliorant le système de carto.

Autre exemple : l’horaire d’arrivée du bus, à tel arrêt, en temps réel. Alors ça c’est de l’OpenData 🙂 Aujourd’hui, à Saint-Brieuc, nous disposons d’un service de transport en commun relativement dense qui dessert toute l’Agglo. Les bus sont traçables, en temps réel, ils sont équipés pour, grâce à des GPS. Ces données sont du domaine public (faut-il que j’explique pourquoi ?), donc accessible en théorie par n’importe qui. Il serait intéressant que des citoyens ayant diverses compétences, se mettent autour de machine afin de développer une belle application mobile qui fournira ces infos.

Autre exemple, le dernier : le mouvement maker, ces gens qui font juste pour faire et pas pour paraître, il s’inscrit dans cette démarche de ré-appropriation de l’environnement. Ce mouvement très horizontal, très communautaire, très internet finalement, est la preuve que le numérique est une force, un levier pour la démocratie même si nos dirigeants, nos décideurs pensent le contraire.

Je reviens sur la notion de compétence et cette fâcheuse « religion » française qui est de se dire : j’ai une idée, géniale, elle va révolutionner le monde, mais bon j’ai pas les compétences, je ne sais pas faire, donc mon idée je la mets au fond de ma poche et j’y mets mon mouchoir par dessus. OK, nous n’avons pas tous les compétences d’un Dev ou d’un graphiste, mais nous avons des idées.
En France, cette religion veut que quand t’as une idée, faut la garder pour toi, ne pas la partager de peur de se la faire piquer. Mais si tu ne la partages pas, comment cette idée deviendra projet ? Comment faire, toi, simple citoyen avec une idée géniale, pour la rendre concrète ? Tu vas pouvoir suivre des formations, retourner sur les bancs de l’école et à 60 piges tu verras un GAFA(M) sortir LE produit de ton idée.
Mauvaise solution. La meilleure solution est de partager ton idée, de chercher (et trouver) les compétences qui te manquent et de produire les fruits de ton idée géniale.
Et si tu n’y arrives pas, c’pas grave, t’auras essayé de changer le monde 🙂


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