Et nous continuons avec Kreizenn dafar !

On 29 avril 2014 by NkL4

tcxbzhar

Chapitre 2

J’en ai mis du temps pour le pondre celui là !

Donc après quelques Twunch Breton, Business Twunch, Twamping Breton et autres verres levés nous décidions – comme une espèce de gravitation moléculaire – de nous « rassembler » dans un centre social. Il s’appelait : le point du jour <3 (un signe ?!?)

Nous étions 7 (E, P, A, L, L, Y, L en visio), autour d’un café, à imaginer une asso d’éducation et d’accompagnement au numérique.
– hey Ludo faudrait pas dire des gros mots hein ! –

Même si l’objet social de l’association (je dis bien asso, car le nom n’a pas été choisi ce soir là) n’était pas vraiment super explicite, nous cherchions depuis des heures ! Le choix d’un objet social large :

 la création, l’accompagnement et le soutien d’événements autour d’expérimentations techniques, ainsi que la diffusion de l’information sur les thèmes en relation avec internet et le numérique !

Il nous a permis de nous structurer toute une année mais surtout de réaliser un premier événement plutôt « couillu » !

Le 18 février 2012 : Printemps arabe, internet et démocratie. Et quel événement !

2 hackers (wouais parce que avant je fréquentais fortement le flood – hackerspace de Saint-Brieuc) membres de Telecomix, le webmaster de la FIDH et le M. Internet et libertés français (ah oui, souviens toi que je ne cite personne dans ce(s) blabla(s)) dans une même journée, de la conférence au workshop, ce samedi a été une révélation pour moi.

NON, c’est le dimanche la révélation 🙂

OUI, le dimanche où nous nous sommes promenés à Hillion à la maison de la baie. Ensuite nous avons pris un café au bistrot à moules (le resto du déjeuner du dimanche) avant de se dire au revoir !

Ce weekend sera L’EVENEMENT de Kreizenn dafar ! Ah oui, j’oubliais, le nom …
Il a été trouvé grâce à Twitter. Wouais encore et c’est cool !

Nous cherchions (fin 2011 début 2012) un nom à cette association si particulière (particulière parce que je l’aime) et nous avons demandé à Twitter : « Comment dit on : Lieu ressources ! en Breton ? » Quelques réponses et analyses plus tard nous avions une réponse : kreizenn dafar !

Ok, c’est chaud à prononcer, d’ailleurs j’ai demandé à Twitter comme se prononce  kreizenn dafar :p
Réponse : krei[i]zenn dafar. C’est simple non ?

Donc après l’opération du 18 février, baaaaaaah … des petits événements avec les petits débrouillards de Bretagne – les copains, nommés beaucoup plus tard les manouches du numérique ;)- , puis le DUCA mention ESS pour ma pomme (ça tombait bien j’avais que ça à faire et que je voulais créer un espace de coworking à Saint-Brieuc :p) avec comme projet porté le long de ce Diplôme Universitaire : Une Cantine Numérique à Saint-Brieuc.

Bon, c’est pas tout ça mon Ludo mais tu viens de te manger une belle année universitaire mais là, maintenant, faudrait mettre en oeuvre le projet global hein !

Rencontres fortuites et heureuses dès le mois d’août, on fait mais petit à petit …

nous avons compris qu’il fallait faire ! Et pas attendre que quelqu’un satisfasse ce besoin non satisfait sur notre territoire.

Sans moyens techniques, sans moyens humains, sans financements, NOUS avons lancé la machine. Avec les moyens du bord (un peu de DIY à tous les niveaux), les compétences de chacun, avec les € des adhérents et premiers partenaires, nous introduisons le coworking et la culture du numérique dans le pays de Saint-Brieuc.

JellyWeek avec des ateliers et la promotion de l’économie locale, journées de coworking régulières ainsi que des présentations techniques au SoupSon font que l’on nous observe, on nous repère, on nous identifie et on nous interroge. Nous devenons un sujet de société pour nos élus. C’est un début …

Rencontres fortuites et heureuses début 2013 font que dès mars nous avons pour ambition de faire ! Wouais encore le faire, histoire de bien démontrer qu’il y a intérêt de développer un espace de coworking, d’animations et d’expérimentations du numérique à Saint-Brieuc.

Le truc bloquant c’est les mètres carrés. Mine de rien, un coworker ça en mange du mettre carré. Et un coworker si il ne peut pas prendre un café quand il en a envie, recevoir de façon confidentielle, organiser une réunion de quelques personnes, ce n’est pas un coworker heureux.

On cherche, on rencontre, on nous vend des trucs improbables, on nous explique que le centre ville de Saint-Brieuc n’est pas viable pour l’activité de coworking, on nous propose des partenariats dont je n’oserais même pas te parler ici …

Chance de la JellyWeek, un élu (toujours la même chose, je ne cite personne – faut suivre les liens-) nous écoute et est sensible à notre démarche !
Nous passons d’un mode de sérendipité, à un mode actif. Visites, négociations, explications des besoins, visites, négociations …

Avril 2013 lieu trouvé grâce au Conseil Général des Côtes d’Armor. Nous devenons les locataires du CG22, c’est bien et c’est important de ne pas avoir une mise à disposition gratuite.

Et là, les galères s’enchaînent : EDF qui ne comprend rien, Orange qui allonge les délais de livraison d’une ligne téléphonique, pas de mobilier … On avait rien, sauf la machine à café : la base :p

Le mobilier, c’est le gros problème après les mètres carrés en fait ! Parce qu’un coworker, ça en bouffe du mobilier. Tables, chaises, tasses à café, cuillère en bois pour les pâtes du #CoMiam du vendredi (je ferai un billet spécial #CoMiam :p).
On s’organise, on se bouge pour trouver une quinzaine de tables, une vingtaine de chaises …
La cuillère en bois sera amené par un coworker qui s’est simplement dit : ça me manque, donc ça doit manquer à d’autres.
Le matériel informatique et réseau sera amené par moi (bah wouais, investissement zéro. Pour rappel, on a toujours pas de financements importants).

Les ponts de mai font que ça rame, on avance pas, on recule même … jusqu’au jour où l’ADSL est arrivé, les tables et chaises de récupérations sont installées.

21 mai 2013 ouverture du projet global de l’association Kreizenn dafar, un espace de coworking, d’animations et d’expérimentations numériques.  la:matrice !

En conclusion pour clore ce chapitre et introduire le chapitre 3 :

Lorsque le train passe, ne sois pas à la bourre. Si tu loupes le train, faut attendre le prochain et arriver en retard à ta destination !

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